Samedi 7 mai 2011
6
07
/05
/Mai
/2011
19:03
Il faut souvent "payer de sa personne" pour avoir une chance de réaliser quelques photos . Partant du principe établi que le
photographe animalier doit se trouver à la hauteur de l'oeil du sujet , ou tout au moins au plus proche niveau de son regard, photographier des grenouilles devient un petit défi très motivant .
Le sujet est certes banal mais la tentative de prises de vues beaucoup moins !
Donc, comment faire ? Le matos cela coute la peau des fesses et déteste l'eau . Pas question de prendre le moindre risque .
Tout d'abord, choisir les bons instants . Ceux qui valent "le déplacement" . Mon choix s'est porté sur la période de reproduction . Dans les
nénuphars et les lentilles d'eau, la semaine dernière, nous aurions pu nous croire au Cap d'Agde en été !
Tout le monde se frottait sur tout le monde !
Ensuite s'immerger parmi les demoiselles pendant plusieurs heures . "Ouadeurzes" obligatoires, grosse pierre confortable (!) pour
s'assoir et avoir l'eau presque sous les aisselles , pipi étanché au préalable et chapeau sur la tête . (Fait chaud sur l'eau, quand le soleil cogne )
Mais le matos ? Héhéhé ... Ben, j'ai utilisé le support de mon affût flottant duquel j'avais oté la structure metallique supportant la
toile . Car nul besoin de se cacher . Seule compte, l'immobilité .
Après, viennent l'observation et la patience ... Observer leurs attitudes , comprendre que, lorsque l'une d'elle approche d'une autre,
cela finira soit par une fuite, soit par une étreinte tumultueuse précédée d'un bond du style " bouge pas de là j'arrive !" ou " tu vas voir ce que tu vas prendre !" ... (Mais
cela , vous le verrez sur mon prochain "post" quand vous découvrirez le regard lubrique de certaines d'entre elles !)
Pour l'instant, quelques portraits "serrés" ... Le calme avant la tempête cooâââ !
P
(Précision technique : L'effet des trois dernières est rendu possible, sans trucage (!) par l'utilisation d'un flash avec une correction de moins deux IL
qui vous surexpose le miroir de l'eau sans coup férir )